


À partir du 10 novembre 2026
à Bruxelles et en tournée
RIMBAUD – LE SPECTACLE MUSICAL
Un seul en scène musical entre théâtre, poésie et chansons.
Un voyage intime et spectaculaire dans la vie d’un homme qui voulait être absolument moderne… et qui le demeure plus d’un siècle après sa mort.
À partir du 10 novembre 2026
À la Station des Rêveurs – Gare de Schaerbeek, Bruxelles
Spectacle accessible dès 12 ans.
Bar et petite restauration thématisée autour de l’univers du spectacle les jours de représentation.
On en parle :
Fabien Franchitti surprend…. ! - Libération
Un Rimbaud Flamboyant ! - Le Dauphiné Libéré
Un spectacle complet… corps et âme ! - Revues Spectacles
Fabien Franchitti est percutant,… il nous fait aimer la poésie de Rimbaud ! - Roger Simons / RTBF
RIMBAUD
LE SPECTACLE MUSICAL
Livret, Musique, Mise en scène et interprétation |
Fabien Franchitti
Assistanat à la production |
Jérôme Dubois
Production |
La Compagnie des Rêveurs
UN VOYAGE QUI COMMENCE
LÀ OÙ TOUT S’ACHÈVE
Le spectacle commence là où une biographie devrait normalement s’achever.
Rimbaud va mourir.
Malade, amputé, contraint à l’immobilité après avoir passé sa vie à marcher, partir et recommencer ailleurs, Rimbaud se retourne vers ce qui a été.
Et ce retour en arrière n’est pas une invention du spectacle ou un procédé qu'on connaît pour évoquer sa vie dans un docu-fiction.
Dans les derniers mois de son existence, auprès de sa sœur Isabelle comme dans sa correspondance, Rimbaud évoque son passé, se souvient, raconte. L’homme qui avait passé tant d’années à rompre avec ce qu’il avait été semble retrouver certains souvenirs avec une émotion inattendue, parfois avec tendresse, avec joie, avec amour aussi.
Il regrette surtout terriblement le présent qui lui est imposé : ce corps qui ne lui permet plus de partir, cette dépendance, cette immobilité devenue insupportable pour celui qui avait fait du mouvement une manière de vivre.
C’est à partir de cette réalité que le spectacle construit son voyage.
Nous n’imaginons donc pas artificiellement un Rimbaud mourant qui déciderait soudain de revoir toute son existence. Nous partons de ce mouvement qui existe déjà chez lui : au moment où l’avenir se referme, le passé revient.
Alors les souvenirs prennent corps.
L’enfant reparaît.
Le poète naît.
Verlaine arrive.
Bruxelles explose.
L’écriture brûle.
Les départs se succèdent.
L’Afrique appelle.
Et l’homme qui ne peut désormais presque plus bouger retrouve celui qui, toute sa vie, n’avait cessé de partir.
Ce voyage permet aussi de regarder Rimbaud autrement. Non pas seulement comme le poète maudit que la postérité a construit, mais comme un homme au seuil de la mort qui se souvient d’avoir vécu.
Avec ses colères et ses blessures, certainement. Mais aussi avec ses enthousiasmes, ses rencontres, ses désirs, ses voyages, ses amours et ses joies.
Et lorsque Rimbaud meurt enfin, le spectacle pourrait s’achever.
Pourtant, une dernière histoire commence.
Car tandis que l’homme disparaît à Marseille le 10 novembre 1891, ses textes, eux, vont poursuivre le voyage qu’il avait voulu interrompre.
Rimbaud avait abandonné la poésie.
La poésie, elle, n’abandonnera jamais Rimbaud.
Il a cessé d’écrire à vingt ans. Nous n’avons jamais cessé de le lire.
Arthur Rimbaud. L’enfant terrible. Le poète. Le voyant. L’amant. Le voyageur. Le marchand. L’homme qui voulut disparaître.
En quelques années seulement, un adolescent venu de Charleville bouleverse la poésie, traverse la Commune de Paris, rencontre Paul Verlaine, vit avec lui une relation aussi passionnelle que destructrice, provoque le scandale et écrit quelques-uns des textes les plus vertigineux de la littérature française.
Puis, presque brutalement, Rimbaud se tait.
Il abandonne la littérature, quitte l’Europe et passe une partie de sa vie sur les routes, jusqu’en Afrique. À trente-sept ans, malade et amputé d’une jambe, il revient en France. Arthur meurt à Marseille le 10 novembre 1891.
Mais Rimbaud, lui, ne disparaîtra jamais.
RIMBAUD PAR RIMBAUD
Rimbaud – Le spectacle musical traverse cette existence fulgurante en faisant dialoguer l’homme et son œuvre.
Sur scène, un seul comédien donne corps aux différentes vies de Rimbaud et fait surgir autour de lui les figures qui ont traversé son histoire : sa mère, sa sœur Isabelle, Paul Verlaine, les bourgeois, les soldats, les religieux, les compagnons de voyage… mais aussi les êtres fantastiques, les démons et les visions qui peuplent son univers.
Ses poèmes, sa prose et sa correspondance rencontrent une dramaturgie et des compositions musicales originales pour raconter une vie où la réalité finit parfois par devenir aussi extraordinaire que l’œuvre.
De Charleville à Paris, de Bruxelles au désert africain, de l’adolescent qui voulait devenir « voyant » à l’homme qui ne voulait plus entendre parler de littérature, le spectacle cherche moins à raconter la légende qu’à retrouver l’être humain derrière Rimbaud.
Ses contradictions. Ses désirs. Ses échecs. Sa violence. Son humour. Ses amours. Sa soif d’ailleurs. Et cette question fascinante : comment et pourquoi l’un des plus grands poètes de son siècle a-t-il pu décider, un jour, de ne plus écrire ?
UN SPECTACLE QUI RENAÎT
Rimbaud est aussi une histoire qui a déjà vécu sur scène.
Créé dans une première forme plusieurs années auparavant et joué pendant près de dix ans, le spectacle revient aujourd’hui après une longue absence.
Mais il ne s’agit pas d’une simple reprise.
Nouvelle dramaturgie. Nouvelles compositions musicales. Nouvelle scénographie. Nouveau regard sur Rimbaud.
Le temps a passé pour le spectacle comme pour son interprète.
Fabien Franchitti a rencontré professionnellement Rimbaud vers 15 ans lorsque la RTBF met en place "Une saison en enfer" au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles en 2001.
En 2008 ensuite, il parcourt l'ensemble de son oeuvre avec un piano voix et crée un nouveau spectacle pour laquelle il reçoit de nombreuses critiques très positives sur l'adaptation. Le spectacle devient ensuite immersif et le son se transforme pour éclairer les mots du poète. Le spectacle tournera pendant plusieurs années en Belgique et à l'étranger.
En 2018, après 17 ans de croisades rimbaldiennes, Fabien raccroche la folle jeunesse rimbaldienne.
Et puis 8 ans plus tard, le coup du sort, Rimbaud le hante, il n'a pas terminé son travail. Il l'avait ressenti, aimé et détesté... Il avait été transporté, ébloui et gêné. Il fallait exprimer par la musique et la mise en scène ce que lui avait ressenti : Une empathie profonde pour ce jeune fou.
Celui qui incarnait autrefois essentiellement la jeunesse du poète avait vieilli avec lui... et devait désormais regarder autrement l’homme qui fuit l’Europe, traverse les déserts, cherche à faire fortune, tombe malade et se retrouve, à la fin de sa vie, confronté malgré lui à cet adolescent génial qu’il avait tenté de laisser derrière lui.
Cette distance est devenue le point de départ de la re-création.
Tout en conservant l’ADN du spectacle original : faire entendre Rimbaud par Rimbaud.
